Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 09:02

 

...mais c'était il y a longtemps, déjà.

 

C'est quand même couillon de se périmer comme ça, en plus c'est pas le premier qui devient tout flétri et tout dégoûtant au contact du pouvoir.

 

Il y avait eu le cas Jean-Marie Cavada, maintenant Hees, voilà deux journalistes impertinents à l'acuité intellectuelle incontestable et au courage maintes fois démontré (notamment dans quelques interviews musclées), deux figures libres et fières du paysage médiatique français. Et puis, une ambition qui s'enfle et se boursoufle (enlève le bouchon ! aurait pu apostropher Umberto Eco...), une lecture hâtive et brouillonne des règles d'un jeu qui n'est pas le leur (eh non, il ne suffit pas d'être méchant pour être un bon leader...), une suffisance glacée qu'on ne leur connaissait pas, et cerise aigre sur le gâteau effondré, un autoritarisme d'acier rouillé qui nous assourdit de ses grincements amers au premier obstacle venu...

 

A part un vague sentiment de consternation, que peuvent inspirer de plus ces deux poupées déglinguées ? Peut-être un appel à la prudence sur ce que nous devenons, sur l'impérieuse, vitale nécessité de ne pas se renier...

 

 

BG

Partager cet article

Repost 0
Published by Bertrand Gilot - dans Actualité
commenter cet article

commentaires

Eva 17/03/2011 15:02



Bonjour,


Excusez-moi de poser des questions n'importe où, mais sauriez-vous en quoi consiste ce "droit à l'oubli" que j'ai vu mentionné à propos de la réforme de la loi 90 ?


Surtout, quelles en sont les modalités ; au bout de combien de temps, automatiquement ou sur demande du criminel (euh, "patient") ? Je n'arrive pas à trouver de détail sur ce point et j'ai dans
l'idée que pas mal de personnes seraient heureuses d'en avoir.


Il est honteux qu'il soit si difficile de trouver les tenants et les aboutissants de ces concepts légaux.


Très respectueusement


Eva



Bertrand Gilot 12/05/2011 11:36



Je n'en connais pas de définition très précise... Actuellement une hospitalisation sous contrainte (HDT ou HO) ne laisse pas plus de traces qu'une hospitalisation libre, en tous cas pas ailleurs
que dans les institutions concernées (hôpital, préfecture). Il arrive exceptionnellement que cela pose des problèmes, par exemple pour un patient vu aux Urgences qui cache un lourd passé, dont la
connaissance aiderait à décider de la meilleure conduite à tenir. Il arrive presque toujours que cet "oubli" du "passé psychiatrique" soit une condition nécessaire à la reprise d'une vie aussi
normale que possible. Lorsqu'une HO ou une HDT est motivée par une crise aiguë, les personnes se sentent bien assez stigmatisées et en portent longtemps une sorte de honte ou de gêne - c'est
assez différent en cas de pathologie grave et chronique il est vrai.


Le projet du gouvernement (doit-on en être encore surpris ?) est de constituer un fichage des antécédents d'hospitalisations sous contrainte qui serait accessible partout et par tout
professionnel concerné... Là,  pas d'oubli possible, l'infirmier des urgences qui accueille quelqu'un pour un malaise cardiaque saura qu'il y a eu 10 ans plus tôt une HDT et aura
immédiatement une attitude de défiance vis à vis du malade. Quand on constate les abus autour des fichiers de police comme le STIC (régulièrement consultés par les maris jaloux, les concurrents
commerciaux qui ont un copain dans la police etc...) on peut imaginer à l'infini les scenarios pénibles liés à ce genre de fichage...


 


BG



Eva 03/03/2011 21:30



Bonjour,


Pourquoi parler des délires psycho-parmaceutiques alors que bientôt, ça sera Tercian et Risperdal (et filet de bave au coin des lèvres) pour tout le monde ?


Bon, je caricaturise (pire que cela, même), mais ce n'était que pour trouver un lien entre votre article et ma question (on m'a appris ça à l'école) : Y-a-t'il, sur ce blog, un article concernant
la dernière lubie politico-psychiatrique ? J'ai vu votre nom dans les signataires de la pétition du Collectif des 39. Si vous avez abordé ce sujet ici, je l'ai raté, et j'aimerais savoir où il se
trouve car vous argumentez bien mieux que moi et que ma recherche de signataires a du mal à atteindre un chiffre sinon honnête, du moins vaguement utile à cette cause.


Très respectueusement (et pour une fois, l'expression n'est pas pure politesse),


Eva



Bertrand Gilot 03/03/2011 23:43



Vous trouverez quelques notes sur ce genre de sujets dans les articles les plus anciens de ce blog, je vous invite à chercher par date.


Je n'ai rien écrit sur la contestation actuelle - que je soutiens évidemment - essentiellement faute de temps, et aussi parce que cela ne montre - hélas - pas grand chose de nouveau : le pouvoir
exécutif a déjà très largement et très grossièrement exposé son niveau d'incompétence en la matière (qu'il s'agisse de sécurité ou de santé publique), incubant une idéologie stupide et cruelle
(tout le monde peut devenir dangereux : il faut surveiller tout le monde, et enfermer ou exclure chaque fois que possible) tout juste habillée par un marketing foireux qui n'est pas sans rappeler
les célèbres Brèves de Comptoir.


 


Ca fait quand même du bien de le re-dire, de temps en temps... Merci Eva, je vous retourne vos respectueuses salutations !


 


BG


 



michèle 27/06/2010 22:50



En ce qui me concerne ça fait donc 4 jours que je boycotte france inter et c'est déjà très dur... Mais je tiens bon, moi aussi j'aimais bien JL Hees, mon père écoutait "synergie" quand j'étais
gamine...


Au passage bon retout, contente de vous lire à nouveau.



Bertrand Gilot 01/07/2010 11:15



ah oui, "Synergie"... quel changement ! mais alors c'est lequel le VRAI Jean-Luc Hees ???



Léonie 25/06/2010 18:56



Bien souvent la montée de grade s'associe à un contrat avec la hierarchie de type :"discrétion et loyauté" demandée en retour, ce qui en dit long. Alors soit ce journaliste
à renié ses idées? là c'est moche?  soit il s'est plié aux exigences de ses supérieurs pour garder son poste et c'est encore plus moche.