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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 17:49
 

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Une partie de ma famille vit en Amérique Centrale, au Salvador. Quand j’étais petit, on me regardait bizarrement parce que le dimanche je n’allais pas voir ma grand-mère dans le village d’à côté : par contre une fois par an, du moins lorsque le café ne s’était pas vendu à un cours trop bas, elle nous arrivait du bout du monde, de là où il y a des tremblements de terre, des jardins qui ressemblent à la jungle et, à l’époque, une interminable guerilla. C’était d’autant plus étrange d’ailleurs que, faute d’aéroport dans notre petite province, c’est à la descente du train de Paris que nous allions l’attendre. C’est un pan compliqué de mon histoire-géographie personnelle sur lequel je reviendrai peut-être dans ces lignes, c’est en tous cas ce qui m’a poussé à aller voir La Vida Loca (« La vie folle »), le documentaire de Christian Poveda sur les Maras, ces bandes armées qui sèment la terreur là-bas, sorti au cinéma en France fin septembre.

 

Quand on connaît ce pays, l’idée qu’un type ait pu filmer un documentaire sur les maras relève de la science-fiction. C’est comme aller filmer l’intérieur d’un volcan en maillot de bain dans la lave en fusion. Ou plus précisément, comme un des personnages du film Salvador d’Oliver Stone, essayer de capturer au plus près l’image d’une rafale de mitrailleuse. Jusqu’à s’y perdre. Comme l’a fait Christian Poveda justement, mort assassiné quelques semaines avant la sortie de son travail sur les écrans.

Car là bas, il n’est nul besoin d’être agrégé de littérature hispanophone pour lire le journal : si vous comprenez les mots « assessinato » et « muerta violente », vous arriverez sans problème jusqu’en page 5 ou 6 de La Prensa Grafica ou du Diario de Hoy. Il y a une douzaine d’homicides par jour (en moyenne), pour une population de 7 millions d’habitants (deux tiers de la région Ile de France). La société est balafrée par de multiples fractures, certaines pénibles, d’autres tragiques. Ainsi, la conquête Espagnole remonte à un demi millénaire mais le métissage reste sporadique, et chaque visage dénonce immédiatement les origines : tribus Mayas originelles de la région ou Européens installés de plus ou moins longue date, issus des guerriers, aventuriers puis commerçants qui ont colonisé l’endroit. Mais en réalité le racisme le plus toxique est surtout social, il trace une frontière invisible mais omniprésente et quasiment infranchissable. On peut en lire les conséquences dans le regard plein de colère froide des enfants des écoles : ils savent que leur bel uniforme a peu de chances de les mener à de meilleures conditions que leurs parents, enlisés dans la pauvreté résignée, l’analphabétisme, les superstitions endémiques et parfois l’alcool. On peut le percevoir dans l’absence de regard, justement, que portent sur eux les classes moyennes et aisées. Abritées par une relative prospérité qui leur permet un mode de vie totalement occidentalisé, celles-ci ont pris une longue habitude de l’isolement et du repli sur soi. Elles ont souvent été prises pour cibles – au sens propre - durant la guerilla (ne leur parlez surtout pas de guerre civile, ils ne veulent voir là qu’un prolongement de la guerre froide sans aucune cause sociétale locale !). Ciblés à tort d’ailleurs, car les « vrais » riches étaient depuis belle lurette en sécurité à San Francisco ou en Floride. Les troubles sont terminés, les souvenirs sont vifs et les cicatrices pas toujours propres, mais au moins, les opposants armés d’hier sont devenus des partis politiques, et la démocratie fonctionne. Par contre les armes de l’époque ont été éparpillées sans contrôle, et alimentent une des plus meurtrières délinquances du monde. Alors, on vit une modernité proprette et technophile, mais chacun dans son coin, dans des maisons hérissées de barbelés, dans des quartiers en apparence banals mais sillonnés par des gardes armés. On traverse derrière des vitres fumées une ville vécue pour l’essentiel comme étrangère, hostile. De fait, mieux vaut rester là où c’est surveillé et climatisé. On en oublie de croiser le regard du vigile, de saluer la petite vendeuse du magasin, et l’on finit par trouver normal que l’autre s’écarte devant nos pas. Pendant ce temps, le fils de la bonne regarde de loin la Playstation® qui coûte six mois du salaire de sa mère, et personne ne semble s’en rendre compte. Facile de juger cet autisme apparent, vu d’Europe, lorsqu’on n’a pas été menacé, lorsqu’on n’a pas craint chaque jour le rapt ou le meurtre de ses proches, lorsqu’on peut marcher dans la rue ou faire un tour à la campagne sans penser à se munir d’une arme à feu.

 

San Salvador - Musée National J.Guzman - vitrine consacrée aux superstitions locales

 

Ce que nous montre le documentaire de Poveda, c’est donc l’envers de ce décor-là. Ce qui se trame derrière l’invisible rideau. Ce que l’on devine lorsqu’on réside au Salvador, ce que l’on craint, ce dont on n’a que des indices, comme les empreintes d’un dragon dans la forêt : les photos dans le journal, les statistiques, les récits horribles des familles dont un membre a disparu sans laisser de traces, l’omniprésence de policiers nerveux et de gardiens équipés d’énormes fusils devant tout commerce digne de ce nom, les conseils inquiets des proches : « non… ce quartier, il ne faut pas y aller ». Poveda nous montre les coulisses de ce sinistre théâtre de très près, de dedans, et c’est cela qui est incroyable. Il ne fait pas de plans au zoom depuis la colline d’en face, il ne fait pas de la sociologie théorique à partir de photos satellite, ni du discours calibré d’ONG angélique, ni, non plus, du rapport technocratique pour quelque instance internationale. Il filme cru, là, dans la chambre, en face à face, il fait parler l’intimité, le quotidien. Sa caméra et son micro attrapent tout, de la fumée du crack à la sueur des prisons, il nous le restitue avec un montage percutant, sans aucun commentaire.

Et l’on est pris par le vertige, comme toujours, de constater l’évidence, c’est-à-dire l’humanité dans toutes ses dimensions. Celle de la victime et celle du bourreau, dont les frontières se brouillent de fait, la plupart des assassinés étant eux-mêmes des membres de gangs. Ces gamins de 13 à 25 ans – jamais plus, et pour cause… - sont versés dans une ultraviolence pure, meurtrière, sans idéologie, sans but, sans fin prévisible, sans plan d’ensemble, hormis peut-être pour d’hypothétiques grands chefs de cartels riches et oisifs qui vivraient cachés on ne sait où. Le phénomène semble s’auto-entretenir, un peu aidé par les expulsions hebdomadaires de repris de justice ayant purgé leur peine aux USA. Cela perdure à la manière d’une épidémie, sans que quelqu’un n’en tire vraiment les ficelles.

Alors ils rigolent. S’aiment parfois, baisent bien sûr, et l’on s’essaie à faire le parent dans des conditions dantesques, reproduisant souvent le chaos qu’ils ont eux-mêmes vécu dans leur petite enfance. L'une appelle son bébé Osiris... et se fait stériliser le lendemain de son accouchement. Ils vont chez le médecin. Ils doutent, réfléchissent, rêvent. Certains espèrent. Ils sont organisés, cohérents, certaines remarques sont d’une intelligence tranchante. Ou est donc le monstre sale et stupide que l’on cherchait ? On s’en veut d’en être étonné, ils pleurent aussi. Beaucoup. Il ne manque pas d’occasions : les veillées funèbres, ponctuées de signes codés et d’une sorte de prière collective immuable, s’enchaînent à un rythme effréné. On en oublierait que ces maraderos sont des adolescents. Les « héros » filmés par Poveda font leur tour de piste, racontent leur vie, disent leur morale de l’histoire, fanfaronnent un peu, essaient de s’en sortir, ou pas. Dans les deux cas c’est très dangereux de toutes façons, la Mara n’oublie pas, elle cherchera sans relâche celui qui tente de s’en éloigner. Sa mémoire collective perdure on ne sait comment, tandis que les interviewés sont retrouvés les uns après les autres dans une flaque de sang caillé au petit matin. On emballe le corps maigrichon du gamin aux tatouages inertes dans un grand sac en plastique noir, sur le pick-up de l’institut médico-légal, puis, vite apprêtés, dans ces horribles cercueils vitrés traditionnels là-bas (tropiques obligent…), dont on ne fermera l’inutile couvercle qu’au moment de la mise en terre. Le gang fait la quête dans le quartier pour payer l’enterrement, les caïds s’excusent pudiquement de déranger les petites vieilles, lesquelles donnent la pièce. Surréaliste. Les filles pleurent leur amoureux. Les mères, lorsqu’elles existent, pleurent leur enfant. Les garçons pleurent leur amoureuse (personne n’est épargné), et jurent vengeance (« que c’est dur un enterrement… mais tout ça se finira dans le sang ! » promet l’un, entre deux sanglots). Tout cela en écoutant avec un respect manifestement sincère le trop jeune prêtre qui débite son sermon, promettant des jours de paix et d’amour, gracias a Dios. Les enfants eux ne pleurent guère, ceux que l’on voit dans le film ont le regard si vieux déjà, à trois ans ils en savent trop, on dirait qu’ils attendent leur tour... L’image est dure souvent, bien sûr, mais certes pas plus agressive que cette réalité si difficile à capter.

 

Aborder la question de la psychologie de ces gosses à distance et collectivement est un exercice plus qu’incertain. En quelques grands traits je n’évoquerai donc que quelques généralités :


La perte d’identité : elle est explicite, marquée par l’attribution d’un nouveau nom lors de l’entrée dans la mara. Le nom d’état civil ne réapparaîtra plus guère qu’au tribunal. La sonorité des noms choisis détonne, évoquant plus les dessins animés de Tex Avery qu’un monde de tueurs : El Duke, La Chucky, Snarf, La Droopy… Les tatouages rituels peuvent recouvrir l’ensemble du corps visage compris, signant l’impossible retour dans la société – et l’improbable chance de survie en cas de rencontre d’un membre du gang adverse. Comment se sent-on soi-même, lorsqu’on a le visage barré d'un « 18 » en chiffres de vingt centimètres de long ? Cette perte d’identité est une dilution, permise par la formation d’une sorte de « personnalité collective » où le groupe fonctionne pour lui-même. L’individu n’y a pas de réelle autonomie. Bien sûr il existe une organisation et une hiérarchie, bien sûr chaque mort est pleuré et chacun occupe une place plus ou moins valorisée, mais le rythme des pertes est tel que le groupe se recompose en permanence, sans jamais changer son mode de fonctionnement. Cela évoque très largement les phénomènes décrits par mon collègue Frédéric Gelly dans sa thèse consacrée aux traumatismes de guerre durant le conflit de 1914-1918 (*) : les soldats étaient exposés à la mort – la leur toujours possible, celle de leurs camarades de combat, l’omniprésence des cadavres – en permanence, durant des mois. On sait la puissance des liens qui unissaient les anciens combattants, les blessés de la face par exemple. Ici pas de guerre qui donnerait une signification collective aux traumatismes psychiques graves et répétés (abandons précoces, maltraitance physique ou sexuelle, violences familiales puis dans la rue, subies ou simplement vues, menaces sur la vie et crimes commis devant eux, découverte de cadavres…) qui sollicitent, en l'absence d'aide extérieure, des mécanismes de défense peu élaborés qui conduisent à la répétition des drames, en boucle. On y rattachera l’insistance des maraderos à cultiver et exalter constamment la fraternité dite « première vertu du gang », corollaire de l’incroyable force gravitationnelle du groupe. Face à ce sentiment la famille disloquée, l’école sans avenir et la société rejetante font peu de contrepoids. On remarque au passage que si les Maras ne semblent pas recruter ailleurs que chez les pauvres, les origines ethniques semblent abolies par l’appartenance au gang. Plus étonnant encore, il reste toujours quelques petits morceaux de liens avec le reste de la société, ces enfants ne viennent pas du fond de la galaxie : éclairés par la caméra de Poveda, on devine ainsi des bribes de relations avec un parent éloigné, une voisine affectueuse, un ancien enseignant… Il semble bien rare que tous les ponts soient coupés.

 

« J’avais tellement besoin d’un père », pleure cette gosse interviewée après l’assassinat du reporter. Après la fraternité et la recherche assoiffée de liens « horizontaux », la recherche d’un père semble être une autre constante. Car l’absence symbolique des pères est évidente : ils sont soit morts, soit en prison, soit disqualifiés par leur alcoolisme ou leur violence intrafamiliale. Au minimum ils sont affaiblis par leur absence de reconnaissance sociale (chômage, pauvreté, métiers avilissants…), et en tous cas quasi invisibles dans le film. Ils ne protègent de rien, ne guident vers rien, ne transmettent rien. Les mères apparaissent au contraire plus réelles, avec leur lot d’incohérences et de points de faiblesse, mais réelles. Et ce gamin qui dans le bureau de la juge qui semble souhaiter de tout son être qu'on l'enferme, enfin, qu'on le protège de lui-même... Il y a certainement là un facteur qui pousse à préférer le groupe, avec ses lois claires (le rôle du père n’est-il pas de véhiculer la Loi ?), sa constance, sa contenance, son caractère finalement beaucoup plus prévisible et – finalement - rassurant, que bien des familles esquintées. Avant l'entrée dans la Mara, tous les autres liens interhumains, horizontaux ou verticaux, sont fragmentés, instables, angoissants. C’est sans doute un facteur aussi qui pousse à se tourner vers Dieu, figure paternelle par excellence.

 

On est ainsi frappé – assommé ? - par Dieu. Car tous l’implorent et c’est une grande surprise. Eludant systématiquement l’essentiel (l’absurdité de la violence), le discours des diesyocheros est ainsi quelquefois touchant. En plein milieu de sa fête d’anniversaire, un gars demande une minute de silence pour leurs « frères » tombés. Il évoque Dieu. Tout le monde le prie et s’en remet à lui. Les bons, les méchants, le ministre de l’intérieur, le chef des voyous, la femme du chef des voyous qui vient de se faire buter, l’éducateur d’une ONG, la juge des mineurs, le « frère » du voyou qui jure vengeance, Dieu est appelé par tout le monde, tout le temps. Hallucinantes images d’une séance de prêche obligatoire dans une maison de redressement, où l’on bombarde un évangéliste puro Gringo débiter sa Bible en Anglais traduit en simultané par un gardien. Hallucinantes oraisons, à la fois naïves et blasées déversées par ces prêtres – tous assez jeunes, étrangement –  pendant que coulent les larmes vengeresses des bandits les plus dangereux du monde. Hallucinantes paroles de celui-ci, exhortant une jeune mère de 16 ans incarcérée pour recel, à « s’accrocher à Dieu sans jamais lâcher sa main, comme le ferait un Pitbull » !!! Quel que soit notre rapport personnel à la religion, on est forcément questionné par cette remise permanente entre les mains d’un sauveur qui pourtant, dans ce pays, semble occupé à tout autre chose… Cela traduit-il du fatalisme, un simple trait culturel ? Est-ce de la résignation, une séquelle tardive de la guerilla, un abattement face aux catastrophes qui trop souvent s’abattent par ici ? En tous cas les trois termes de la devise du drapeau "Dios, Union, Libertad", semblent décidément difficiles à rassembler...

 

De fait, rien de ce qui a été fait pour lutter contre le phénomène des maras ne fonctionne : le tout-répressif a démontré son indécente inefficacité au fil des années. La police semble hésitante, maladroite, brutale quand il faudrait dialoguer, manquant de fermeté quand un cadre clair paraît indispensable (ses réactions ne sont pas sans rappeler l’excellent film Wesh-Wesh où Rabat Ameur Zaïmeche nous parle de nos banlieues ; si la gravité de la violence n'est pas comparable - encore que des actes de barbarie soient également commis chez nous - le parallèle mérite d'ailleurs d'être réfléchi). Il faut dire qu’elle se sort assez difficilement d’une sinistre réputation acquise depuis les sombres heures des années 80. En face, on oppose des projets de réinsertion qui semblent bien fragiles, bancals, parfois assis sur un discours benoîtement moralisateurs totalement décalé. Ceux-là peinent à convaincre dans un pays où l’on raisonne souvent avec brutalité. D’un côté comme de l’autre, les adversaires montrent chacun un fatalisme à toute épreuve face au problème général : « on n’y peut rien, Dieu règle tous les problèmes, alors espérons qu’il règle aussi celui-là ». A l’échelle individuelle on s’enferme dans le cycle tristesse-révolte-vengeance (ou fantasmes de vengeance). Ces raisonnements sont éventuellement suivis d’actes justifiés par une idée simpliste : « il n’y a qu’à tous les tuer [les pauvres, les riches, les maras, les bourgeois, les communistes, les militaires… selon le camp où l’on se trouve !] et le problème sera résolu ». On nie au passage l’évidence que cela ne marche pas, et ce n’est pas faute d’avoir essayé… Si au moins le massacre avait prouvé son efficacité, avec le plus sombre des cynismes on pourrait éventuellement se résigner à l’envisager, mais on n’a même pas cet argument là. Le pays a pourtant payé déjà bien cher pour essayer d’éradiquer ses ennemis intérieurs, et pour avoir constaté que c’est aussi impossible qu’inutile… Se réconcilier, alors ? Ouvrir les portes puisqu'on ne sait pas les fermer convenablement ? Tendre la main à l'autre que l'on ignore et déteste ? L’apprentissage sera long, et il faudrait déjà qu’il y ait une volonté, et que cette volonté soit acceptée par le peuple.

 

 


 

On est alors glacé par ce genre de commentaire, trouvé sur Youtube au sujet de l’assassinat de Poveda : « il n’y a qu’a tous les tuer et laver ce pays de toute cette merde ». Il y aurait plusieurs dizaines de milliers de maraderos au Salvador. Il ne sera certainement pas facile de ramener ces jeunes assassins vers une insertion crédible dans une société apaisée. Autant dire, en conclusion, que l’espoir est une denrée à ne pas gaspiller dans la région. Sur les routes là-bas on voit marcher constamment des milliers, des millions, des milliards d'enfants, on dirait que tous les enfants du monde marchent sur les bords des routes du Salvador. Pourra-t-on toujours leur dire d'un air morose : "hay que confiar en Dios... y nada mas" ?



Bertrand Gilot


magasin de souvenir, site Maya El Tazumal



Pour aller plus loin :


à noter tout d'abord : la sortie prochaine (21 octobre) d’un autre film, de fiction celui-ci, traitant des maras : « Sin Nombre ».


http://www.laprensagrafica.com/revistas/septimo-sentido/59174--christian-poveda-.html


http://www.rue89.com/2009/09/03/christian-poveda-realisateur-francais-assassine-au-salvador?page=2#comment-1034497


http://www.mediapart.fr/club/blog/michel-puech/100909/assassinat-de-poveda-cinq-arrestations-pour-un-piege


http://www.mediapart.fr/club/blog/michel-puech/040909/l-assassinat-de-poveda-bouleverse-la-famille-de-visa


http://www.monde-diplomatique.fr/2004/03/REVELLI/11063

 

GELLY F., La Grande Guerre : Frères d’Armes ; approche du traumatisme de guerre, des défenses psychiques immédiates et à distance, conséquences post-traumatiques. Thèse pour le Doctorat en Médecine, Université de Lyon I. 2000, 267 p.

 

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Published by Bertrand Gilot - dans Société
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commentaires

ZOE 30/11/2009 16:00


Oui ! un DIEU qui peut pardonner à tous car tous se battent pour leur survie . Un DIEU au delà de tous jugements , de toute morale , un DIEU de bonté sauvage , aussi sauvages que les anciens dieux
Mayas Asthéques Incas , mais aussi doux que la Madone et aussi fort et bon que le Christ . Un Dieu incompréhensible et d'autant plus apte au pardon .


Bertrand Gilot 30/11/2009 21:41


Là je ne connais pas suffisamment, mais il semble que les dieux "précolombiens" étaient pour l'essentiel d'inspiration sanguinaire et, apparemment, pas franchement axés sur le pardon comme le dieu
que célébré le christianisme. Cette région du monde n'a pu être conquise - durement - par les Espagnols uniquement parce que les tribus se remettaient sans cesse en guerre les unes contre les
autres. Leur résistance à l'invasion a néanmoins été si impressionnante que les conquérants ont élevé une statue à un chef Indien nommé Atlacatl, encore visible à San Salvador... BG


leonie 15/10/2009 19:55


C'est bien triste la mort de Christian POVEDA. Il fait partie de ces journalistes qui risquent leur vie pour révéler au monde la condition de milliers d’êtres humains , enfants, adultes voués à une
vie de merde à cause d’assassins qui ne voient que l’argent et le pouvoir. En lisant cet article, j’ai pensé à un DVD que j’ai regardé (2 fois parce qu’il prend aux tripes) sur les gangs à LOS
ANGELES. Le reportage porte sur un homme qui pour sortir les jeunes de la violence à créé des clubs de danse de rue. Les clubs s’affrontent dans des compétitions ou les jeunes dansent en solo
(c’est beau à voir) et le club qui gagne est celui où il ya le plus de bons danseurs désignés par un vote du public. Il y a beaucoup d’émotion de leur part dans ces tournois. Malgré tout, ces
jeunes qui ont été interwievés relatent la disparition d’amis, danseurs tués dans la rue par une balle perdue ou tout simplement parce qu’ils ont choisi une autre voie. Ces jeunes ont un sacré
maturité, ils parlent de la mort et de leur quotidien comme des adultes, rien à voir avec nos jeunes.
Merci encore de ce très beau témoignage. Je tâcherai de regarder le documentaire de C. POVEDA.