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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 19:54

 

Dimanche calme, retour de … vers …, beau temps, route sèche, autoroute fréquentée mais sans plus, les lumières de l'automne soulignent les villages à flanc de colline qui n'en finissent plus de bucoler, des tas d'herbes coupées finissent de fumer dans les champs. A la fois pour tromper la monotonie et histoire de ne pas paraître trop perdu face à mes patients les plus technophiles, je me démène, sans – sans trop - perdre la route de vue, avec une pieuvre de câbles reliant tout un tas de boîtiers en plastique de mauvaise qualité, censés préserver les points de mon permis de conduire, me rassurer sur le fait que je ne suis pas sorti de l'autoroute involontairement, et enfin distraire mes oreilles en zappant de Moby à Corelli sans avoir à ouvrir des boîtiers cassants et malcommodes. Mais sans non plus pouvoir régler l'égaliseur correctement. Si l'ordinateur de bord (Hal ? Tu m'entends ?) a bien compris sa dernière mise à jour, et qu'il dit vrai, je devrais pouvoir arriver à la maison de justesse, mais sans devoir ravitailler en pétrole au prix luxueux imposés sur ce marché roulant mais captif. Bref, tout va bien.

 

Une voiture en panne sur le bas côté. Ah, non, deux. Tiens, sur l'asphalte des morceaux de verre, et des bouts de truc, et un pare-choc, eh merde ils ne sont pas en panne, ça a tapé. Une dame en jaune fluo. Je freine, fort, un type gesticule dans ma direction, ce serait le moment de s'arrêter. Là. Maintenant. D'abord parce que c'est la vie, c'est la loi, la République, tout ça : c'est impératif. Ensuite parce que, cerise sur le gâteau moisi des études de médecine, il m'est un devoir incontournable d'aller, en cas de besoin et séance tenante, repêcher le noyé du fleuve, sortir le bébé de la maison en flammes, réanimer le passager du train, imposer un déroutement au Boeing des vacances. Je sors prestement ce gilet fluo qui me va aussi mal que m'allait la blouse blanche... Rapide tour d'horizon, une AX pétée, la conductrice saigne au mollet mais rien de méchant. Elle est consciente, fripée, ridée, mais pas blette, et pas du genre à se frapper la poitrine en plaignant sa vieillesse assumée. Infirmière retraitée, ça me touche. Bon, elle a rétrogradée un peu trop (et sans raison...), bloqué son moteur en plein dans cette longue descente autoroutière, l'autre derrière n'a pas eu le temps de comprendre. Le percuteur, sexagénaire du genre qui ne sait plus où il a mis son gilet jaune, lui, est sous le choc, mais rien de plus. Sa passagère a pris l'airbag – cet ennemi mortel, si l'on peut dire, des transplantations d'organe - en plein thorax, mais rien d'inquiétant.

 

Ce doit être la quatrième ou cinquième fois que ça m'arrive. A chaque fois le même constat d'impuissance, quand on possède un savoir technique mais pas les moyens de le mettre en œuvre. La première fois, les pompiers sont arrivés au bout de 20 minutes, avec dans leur camion... rien. Si, des couvertures, et des bonnes intentions. J'avais été héroïque – déjà - en prenant la décision de bouger la victime contre l'avis des secouristes présents. Si. Il le faut. Oui je sais que. Mais là. Je le prends sur moi. Merde, je vous dis que ! Sans mon intervention courageuse la dame, survivante d'une éjection à cent cinquante à l'heure, se serait noyée. Dans une flaque d'eau. Parce que, comprenez, il ne FAUT PAS déplacer un blessé. Bref, ça c'était la première fois. Brutalement propulsé au cœur d'une tragédie qui n'était pas la mienne, une fois passée la demi-heure d'attente réglementaire, une fois que quatorze véhicules gyropharesques embolisent l'autoroute, une fois la survivante branchée, tuyautée, coquillée ? Ben, rien. Même pas pour la forme, un papier à remplir, je ne sais pas ? Non rien, je ressors à chaque fois de la tragédie qui ne concerne plus pour continuer ma route comme de rien, au propre comme au figuré.

 

Pour ce dimanche, le pire n'est pas là. Le pire est en toi, mon frère, ma sœur, mon semblable : bande de connards ! Car pendant vingt bonnes minutes, le temps que le premier véhicule de secours viennent signaler le pépin en gyropharisant l'amont du flot, une fois considéré qu'il n'y avait personne à qui dispenser des soins d'extrême urgence et afin de prévenir le sur-accident, comme on me l'a appris, j'ai agité à bout de bras un gilet orange fluo, debout sur la rambarde pour être plus visible. Il fait jour, il ne pleut pas, la visibilité est parfaite, la route est sèche, il y a 3 bagnoles arrêtées sur la bande d'arrêt d'urgence, des débris un peu partout. Un type (je...) agite un tissu orange. Que font les humains ? Ils passent. A fond. Dans les débris, que leurs pneus projettent vers nous comme autant de shrapnells indisciplinés. A un mètre cinquante des épaves immobiles. A fond. La tête dans le guidon. Il y aurait déjà des ambulances, peut-être ils ralentiraient dans l'espoir secret et maladif de voir des ventres ouverts, des flaques de sang, des bouts d'os. Mais là, il n'y a pas d'ambulances : on ne sait pas encore si c'est grave, alors on ne s'arrête pas. On ne ralentit même pas, mettant en danger tout ce qui reste d'humanité au bord de cette route.

 

Pire encore que cette indifférence dangereuse – peu s'en est fallu qu'un plus abruti que les autres n'aille pilonner une des voitures arrêtées – il y a la solitude du héros. C'est moi. Voir qu'il y a un problème - potentiellement grave, s'arrêter, demander s'il y a besoin de quelque chose. Rien de plus. Une plume. Un battement de cil. Une pièce de un centime. Rien. Mille voitures sont passées. Mille conducteurs, parmi eux sans doute il y avait des médecins, des vendeuses, des Adventistes du Septième jour, des karatékas, des investisseurs, des policiers, des instituteurs, des DRH, des maçons, des chômeurs, des champions de tennis, des gens qui votent pour le NPA, des femmes de, des fils de, des frères de. Des gens. La norme, statistiquement, puisqu'ils représentent une majorité. Je n'en revenais pas : je suis le seul à m'être arrêté, dans des conditions où le bon sens, le minimum d'humanité et même la loi pénale l'exigent de chacun !

 

Je ne tire de cet héroïsme autoroutier aucune gloriole, s'en faut, mais au contraire une vertigineuse déception. En matière de désillusion je crois avoir déjà descendu bien bas l'escalier romantique en haut duquel nous placent notre culture et notre éducation, et je peux affirmer que je n'attends, vraiment, pas grand chose du cannibale génocidaire qui habite mon espèce. Mais là... tout de même ! Est-on arrivé si bas dans le degré de conscience minimale de l'autre ? Ne pas porter secours à des accidentés, ne pas même s'informer, et pire, ne pas même préserver un tant soit peut leur sécurité – en ralentissant - une fois que l'on fait l'arbitrage odieux que tout cela risque de nous faire rater le coup de fil de belle-maman et le début du film sur la Deux. On peut arguer que certains ont peur, de ne pas savoir, de ne pas savoir faire face. En l'occurrence, il fallait téléphoner aux secours. Même si l'on craint la vue du sang on sait faire. On peut arguer de la somnolence qu'induisent le rythme autoroutier et les mille assistances des bagnoles modernes qui isolent le conducteur de la réalité, le parasitage incessant de l'attention par les GPS, téléphones élégants et autres gadgets débiles. Mais cela diminue-t-il la responsabilité ? Tout a été déjà écrit sur le comportement à la fois assiégé et agressif qui distingue le conducteur automobile du piéton. Mais là... On ne vas pas excuser tous ces cons dont, chacun, a failli porter cet après-midi la responsabilité d'un vrai drame.

 

Je repars, plutôt soulagé d'être encore vivant, mais amer. Dix kilomètres plus loin, autre accident. Une fille qui a dû faire un faux mouvement a glissé ses deux roues droites dans la boue sur le bas-côté. Rien de cassé, même pas la voiture. Là, deux camions orange bardés de clignotants multicolores signalent l'accident 500 mètres plus tôt. Tout le monde freine, regarde, s'inquiète. Tout le monde est civique, attentif, prudent pour les autres. Les mêmes qui ont frôlé, à fond, les ambulances arrêtées, quelques minutes plus tôt.

 

Il n'est de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Quelles que soient les évidences. Une voiture cassée, des gens en gilet fluo qui gesticulent... Je peux parfaitement réussir à ne pas voir. Un camion officiel qui affiche « accident ! » : je le crois instantanément. Vu à la télé. Si les autres le disent, si une autorité le clame, alors là j'adapte mon comportement. Comme dans les expériences de Stanley Milgram. Si mes yeux l'ont vu, si mon cœur l'a senti, si mon cerveau l'a compris... Et bien ? Et bien ça dépend. Trop souvent ça ne suffit pas. On ne se positionne pas en tant que sujet, on ne juge pas, on ne choisit pas, on ne décide pas. On ne freine pas... On n'agit pas en tant qu'homme. Le titre provocateur de l'article faisait allusion à l'une des pires abjections de l'histoire, ce n'est pas pour rien. Je vous laisse faire les liens vous-mêmes : vous êtes sujet, vous êtes humain, vous êtes debout, ou bien ?

 

 

BG

 

 

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Published by Bertrand Gilot - dans Société
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d'Aloisio 11/11/2011 03:27



Ben,la premiére fois que j'ai pleuré d'émotion c'était en écoutant de la musique baroque c'était un morçeau de Lully...Cela m'a profondément aidé à vivre parce qu'il suffit de se souvenir de la
musique et on s'envole dans les pires moments je peux choisir la musique de ma vie personne ne peut me prendre cela.J'adore Corelli par Jordi Savall c'est magique pour moi c'est pas l'ascenseur
c'est le bonheur c'est bon pour,je sais pas expliquer parce que je crois que cela m'a touché et que je ne sais pas pourquoi mais je le redis c'est bon...



d'Aloisio 06/11/2011 03:16



Oui mais le soucis c'est que l'homme si aujourd'hui il préfère manger un hamburger plutôt q'un hommeburger il balance aussi la bombe atomique plutôt q'une flêche en bois alors vive
l'évolution...J'ouvre mon regard et je constate que les gens sont désesperants j'ouvre mes oreilles et j'écoute les violons d'Arcangello Corelli et c'est vrai que c'est beau et pourtant mon
histoire ne m'avait pas préparé à entendre cela chez nous on jouait surtout du couteau ...Ok cela faut le coup.



Bertrand Gilot 09/11/2011 22:31



La musique baroque, plus j'explore plus je trouve ça extraordinaire... De finesse, de sensibilité, de liberté. D'impressionnisme. De Corelli vous avez écouté la Follia ? Et surtout ça reste
toujours proche de l'humain, pas comme ces grands orchestres symphoniques aux allures parfois quasi militaires. Quatre violons, un violoncelle, un clavecin, une flûte, le parquet du château qui
grince, on y est. Tant pis pour ceux qui disent que c'est de la musique d'ascenseur...


BG


 



d'Aloisio 03/11/2011 01:41



Je n'arrive pas à voir ce que vous voyez chez les humains j'ai la vision du monde et des hommes que la vie m'a offerte j'aimerai avoir un ressenti plus tendre, que cela doit être bon de voir
autre chose que des visages qui ont peur ou d'autres qui font peur,des jours à espérer,à marcher le long des routes et moi j'ai de la chance d'autres se font écraser une fois,dix fois...



Bertrand Gilot 04/11/2011 00:35



Que ce soit au bord de l'autoroute ou ailleurs, ne voit-on pas que ce que notre histoire nous a préparé(s) à voir... ? Mais il n'y a pas de fatalité à cela. Changer le monde paraît souvent
impossible. Ouvrir notre regard, par contre...


BG



d'Aloisio 02/11/2011 19:22



Toujours surpris par l'indifférence humaine cher Bertrand Gilot, l'homme est un connard il enjambe le clodo SDF qui dort dans le froid, ignore les cris de terreur d'une femme violée en bas de
chez lui car il y'a J.P Foucault à la télè, laisse un homme tabassait sa femme tous les soirs en se disant que toute façon c'est la vie aprés tout ça va bien finir par passer...J'ai un milliard
d'exemples vous me connaissez vous savez que je sais.Tu peux te ballader avec un couteau planté dans le ventre c'est pas sur que quelqun vienne te le retirer.Un homme fait les poubelles car il
créve la dalle c'est limite si on lui donne pas des coups de bâtons.Alors il faut vous dire peut-être que vous avez aidé ces gens et que si cela vous a fait du bien à vous à votre estime et bien
c'est déjà cela les gens qui agissent comme vous il y en a ce sont les extra-terrestres les autres la majorité ce sont les humains.Courage!



Bertrand Gilot 02/11/2011 22:58



Ben le problème c'est que justement l'homme n'est pas toujours ce que vous décrivez... Sinon ce serait simple il suffirait de se tirer une balle -
ou de tirer dans la foule, selon l'humeur du jour. Mais non, il y en a toujours un ou une pour rattraper le coup, pour inverser l'horreur, pour réchauffer ce que d'autres ont congelé. Je dirais
comme aux élections on est en ballotage favorable. 


Et puis on n'avance pas vite, mais on avance... Je lisais des trucs de paléo-antrhopologie récemment... l'évocation du cannibalisme de masse, par exemple, hein ? on en est sortis de ça. Au moins
de ça... Il faut garder de l'espoir, toujours. Et tout ce bin's économico-politique, là, il va bien en sortir quelque chose une fois que la machine sera cassée !


 


BG



Leonie 27/10/2011 12:47



Oui mais les gens sont endormis profondément et quand ça vous saute au yeux c'est que soit, vous commencez à vous réveiller ou que vous l'étiez déjà un peu et là vous constatez l'ampleur de
la chose, et forcément vous ne pouvez que vous révolter de la façon d'agir des gens qui vous entourent. Quand vous serez totalement réveillé, là vous ne verrez plus les choses de la même façon et
vous leur pardonnerez en pensant qu'ils ne savent pas ce qu'ils font, et sachez une chose,  difficile de réveiller un endormi, le plut petit essai vous renvoie illico à votre impuissance à
le faire pour l'instant. La prochaine fois, au lieu de faire des gestes pour arrêter quelqu'un, essayez juste de penser fortement " ce serait bien que quelqu'un s'arrête"  et vous verrez que
ça marche ;).



Bertrand Gilot 02/11/2011 22:59



J'espère que ça ne va pas m'arriver trop souvent, hein, non plus ;-) mais je veux bien tenter le coup !



Leonie 24/10/2011 14:03



En vous lisant plein deux souvenirs me viennent en mémoire dont un très récent.


le Premier date d'il y a 27 ans où j'emmenais ma fille 5 ans à l'arbre de Noël de ma boîte, quand à un carrefour une voiture dans laquelle il y avait des jeunes gens grille un feu rouge et
percute une jeune fille en mobylette, j'ai vue la jeune fille faire un soleil et retomber et hurler de douleur, j'étais le seul témoin du drame pouvant apporter les preuves de la manière dont
s'était passé l'accident, j'ai abandonné ma fille dans la voiture au risque qu'elle sorte du véhicule, je me suis précipitée vers la jeune fille pour constater de visu que sa jambe était cassée
vu l'angle qu'elle avait, j'ai appelé les voisins pour qu'ils téléhonent (pas de portable à l'époque) et les secours sont arrivés, mais il a fallu que j'aille témoigner au poste, et expliquer à
ma fille qu'on ne pourrait pas aller chercher son jouet de Noël, elle a compris qu'il se passait quelquechose d'anormal malgré son âge. Heureusement que j'ai pu témoigner car les jeunes avaient
affirmé que la jeune fille avait grillé le feu, chose qui était impossible puisque moi même jarrivais en sens inverse et que j'ai du piler net quand je les ai vu arriver à fond dans le
croisement. Bref j'ai eu l'impression d'être à la fois un délateur mais un sauveur pour la jeune fille et là plein de questions vous viennent à l'esprit. J'ai donc agi ce jour là sans
réfléchir,  mais il y a 8 jours j'ai fait un rêve ou je croisait un accident une moto avec une voiture où je passait en regardant,  sans m'arrêter je voyais une forme par terre,
j'ai culpabilisé et pour me déculpabiliser je me suis mis dans la tête que ce n'était pas un homme qui était au sol mais juste un vêtement, je me retournais en me disant que c'était ridicule
que ce soit un vêtement et je me tatais pour faire demi tour, du coup ça m'a réveillé et j'ai poussé un ouf de soulagement, j'étais pas le monstre de mes rêves du moins je l'espère mais
ensuite je me suis demandée si j'étais réellement capable de faire ce genre de truc et pourquoi un tel rêve et paf voilà votre post qui vient traiter ce sujet. Tout cela pour dire qu'on
c'est difficile de juger celui qui ne s'arrête pas, parce qu'on ne sait pas si c'est de l'indifférence où de la peur et qu'on ne peut certifier de notre réaction selon l'état d'esprit où l'on
pourrait se trouver un mauvais jour.


Pou ma part, ce post soulève pleins de questions en tout cas.



Bertrand Gilot 27/10/2011 11:59



Bien sûr ce genre de circonstances appellent des sentiments troubles, mélangés. C'est pour cela qu'il y a des lois, qui définissent nos obligations face à ce type de contexte. Je ne reprocherai
jamais à personne de n'avoir pas tenté un geste héroïque de secouriste sans en avoir la compétence. Par contre je ne comprendrai jamais que l'on puisse frôler à 150 à l'heure des gens qui agitent
des tissus orange fluo au milieu de débris de voitures... Un peu marre sans doute de tout excuser : les gens sont adultes... enfin ils devraient...


BG



Inconnue 23/10/2011 22:02



Cher BG,


 


Le monde doit être mis en perspective : voilà ce qu'il me manque. Me serais-je arrêtée, aurais-je eu le temps de vous voir, aurais-je eu le temps de ralentir, aurais-je pris peur qu'en
rallentissant l'on puisse m'emboutir ? Et voyait-on vraiment quelque chose ? L'un des réflexes les plus humains est la curiosité, cette curiosité qui aurait dû faire ralentir les autres
automobilistes, alors pourquoi ne l'ont-ils pas fait ? Nous ne saurons pas, pas même vous.


Ne condamnez pas le genre humain si vite, vous n'êtes pas encore si vieux, en tout cas, pas assez vieux pour avoir perdu espoir, pour ne plus y croire. N'apostrophez pas ainsi les autres sur
cette injonction violente, vous ne les méprisez pas tant. Il y a bien sûr la face de ce que vous avez vu, il y a aussi, nul doute, l'autre face. 


Et puis, ne sommes-nous tous pas un peu aveugle de ce qui nous arrange, de ce qui nous effraie ? 


Demain sera un autre jour, qui vous fera peut-être changer d'avis.



Bertrand Gilot 27/10/2011 11:57



Je ne condamne pas, j'aimerais juste que les gens soient réveillés, un petit peu, un tout petit peu plus... Mais rêver que les gens soient réveillés, par définition, c'est un rêve ;-)


 


BG