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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 20:59

"Il faut toujours remettre un suicide au lendemain"... derrière cette boutade de psychiatre - parfois salvatrice - se cache une réalité qui permet, quelquefois, d'échapper au tragique du geste irrémédiable : l'envie d'en finir est une mystérieuse conjonction de facteurs, il faut peu pour basculer du mauvais côté, mais aussi peu pour renoncer.

 

Illustration donnée par l'un des rares survivants (30 sur plus de 1400) parmi les candidats au suicide depuis le Golden Gate Bridge à San Francisco : "A peine avais-je vu mes doigts quitter la poutre que je me suis aperçu que tout ce qui me paraissait irréparable dans ma vie était réparable, sauf le fait que j'avais sauté".

 

A méditer...

 

(source : Un filet antisuicide au Golden Gate Bridge, Le Monde daté du mardi 1er juillet 2014)

 

BG

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Published by Bertrand Gilot - dans La psychiatrie pour les nuls
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commentaires

Nocif 28/05/2015 00:39

Je suis un revenant docteur, est-ce grave?.

Léonie 04/01/2015 01:25


A défaut de sauter d'un pont on peut sauter d'un immeuble c'est moins haut mais  tout aussi dommageable.... Par Chez moi les falaises sont très prisées.......a Quand les filets au bord des
falaises???


En passant Bertrand je vous souhaite une Bonne année 2015...;-)

yann 04/07/2014 14:58


Merci pour ce post! Le golden Gate Bridge est (était) effectivement un spot de suicide. Mais la mise en place de barriere a une efficacité controversée, efficace sur certains spots mais pas sur
d'autre (Bridge de Bloor à Toronto).


Une bonne revue de la littérature ici:


http://ajp.psychiatryonline.org/data/Journals/AJP/3903/09aj1111.PDF