Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 22:51
"Je vous souhaite la force, et la tendresse..."

Alain Bashung commençait ses concerts par ces quelques mots, en novembre dernier
chancelant, porté sur scène par une énergie incroyable et pénétrante
dans le silence ému et attentif du public inquiet

ces quelques mots qu'on aurait tous aimé savoir dire, et entendre aussi, à plein de moments de la vie...

malade mais debout
droit dans son identité malgré la condamnation déjà prononcée
débarassé des ultimes carapaces, pur, puissant, direct.

au delà de l'artiste et son talent, implicitement, un grand exemple pour notre société si souvent fascinée par ses propres jérémiades minuscules...

ne pas oublier

ah oui... c'est un blog de psychiatre ici, ça n'a rien à voir.
désolé.

Partager cet article

Repost 0
Published by Bertrand Gilot - dans Société
commenter cet article

commentaires

Léonie 14/04/2009 23:34

C'est lorsque la vitalité est au plus bas que l'on s'aperçoit que l'on possédait un bien précieux et que souhaiter la force et la tendresse aux autres c'est une façon de leur dire "ouvrez les yeux", la santé et l'amour sont le plus grands des trésors. Bashung est un grand artiste et comme tous les grands, offrir ce qui lui reste de vie à son publics a peut être été son plus grand bonheur.

jean 20/03/2009 10:21

Rappeler la puissance de l'art me paraît tout à fait dans le sujet quand il s'agit de dé-mesurer l'humain.
Je fais connaissance avec votre blog ce jour de RTT.
Un docteur, fichtre, mais le rapport à la folie à changé grâce à certains psychiatres, jadis, pourquoi ne nous aideraient-ils pas aujourd'hui à sauver quelque chose de cet héritage précieux mis en péril par la technocratie ?

Un Infirmier de Secteur Psychiatrique devenu cadre formateur.

Bertrand Gilot 20/03/2009 10:53


Oui ça serait avec plaisir ! mais l'alliance maudite (et globalement involontaire) de la technocratie et du consumérisme fabriquent des congères de résignation aussi difficiles à franchir
(soi-même) qu'à faire bouger ("pour" les autres, qui n'en demandent pas tant). Mais oui sans doute le psy bosse à l'interface de diverses composantes fondamentales et ce n'est pas pour rien que les
psychiatres se réveillent (révoltent) aujourd'hui. Difficile de ne rien voir et ne rien dire quand on se balade au quotidien sur les frontières des sciences, de la philosophie, de la culture, tout
en restant au contact des vrais gens dans toute leur diversité - à la différence des politiciens, économistes, philosophes, super-pdg, présentateurs de JT et autres "faiseurs d'opinion".
Reste que pour l'instant l'humanisme n'a pas opposé grand chose d'efficace aux mouvements de fond dont vous causez... hélas.
Gardons les yeux ouverts en tous cas